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Journée test des 24 Heures
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Samedi 31 octobre 2009

Victoire en LMP2 pour OAK Racing à la première épreuve de l’Asian Le Mans Series

A l’issue des 24 Heures du Mans et des cinq courses des Le Mans Series, OAK Racing totalisait déjà quatre podiums. Manquait cependant au palmarès la plus haute marche du podium. C’est chose faite avec une victoire en LMP2 lors de la première épreuve de la toute nouvelle Asian Le Mans Series au Japon sur le circuit d’Okayama ce 31 octobre. Une première course de trois heures plus mouvementée que prévue.

Pour cette première édition de l’Asian Le Mans Series, OAK Racing avait engagé la Pescarolo-Mazda N°24, celle-là même qui franchit la ligne d’arrivée des 24 Heures du Mans en troisième position des LMP2. Richard Hein et Jacques Nicolet, les gentlemen drivers « officiels » de ce proto, ont tout naturellement endossé la responsabilité de défendre les couleurs de l’équipe. Matthieu Lahaye, pilote habituel de la N°35 de l’écurie, troisième en LMP2 aux 24 Heures du Mans 2008, et deux fois troisième en Le Mans Series cette année, est venu leur prêter main forte. S’est ainsi trouvé réuni pour la première fois sur le même proto un équipage composé des 3 « fidèles » de l’équipe, qui pilotent les Pescarolo depuis 2008.

Répartie en deux courses de trois heures, la nouvelle Asian Le Mans Series se déroule sur le circuit d’Okayama le 31 octobre et le 1er novembre 2009. Parmi les 23 voitures engagées en LMP et en GT, les marques les plus prestigieuses en endurance sont représentées: Lola,  Aston, Audi, Oreca, Pescarolo, Porsche ou Ferrari. La série compte également neuf équipes asiatiques. En LMP2 une deuxième écurie a réussi à faire le déplacement jusqu’au Japon, IRS et leur Courage N° 28. Car l’enjeu est de taille : une invitation automatique aux 24 heures du Mans pour les champions de chaque catégorie à l’issue des deux épreuves. Un enjeu qui pour OAK Racing se double d’une volonté de se montrer digne de son motoriste japonais, sur sa terre d’origine.

Le soleil était même au rendez-vous et la course a très bien commencé pour OAK Racing. Parti en septième position, Matthieu Lahaye a pris dès le début une avance confortable sur la LMP2 de l’écurie IRS, mais la situation n’a pas tardé à se compliquer. « Sur ce premier relais, il y a eu beaucoup de paramètres à gérer, explique Matthieu. La voiture était très délicate à conduire avec le plein d’essence sur ce circuit très sinueux. Les virages serrés ne facilitent pas non plus la gestion du trafic. Les GT sont presque impossibles à doubler en dehors de la ligne droite, d’autant plus que de nombreux pilotes sont Japonais et connaissent le circuit par cœur ! Mais surtout en fin de relais, j’ai subi une perte de pression d’essence. J’ai dû faire un tour complet au ralenti ce qui a fait fondre notre avance, mais nous a permis de regagner les stands. Par la suite il a fallu obligatoirement tenir un bon rythme et ne pas faire d’erreur. »

Richard Hein est donc reparti avec pour consigne de garder un rythme constant mais pas trop élevé. « Il était indispensable de ne pas trop solliciter les pneus qui malgré la résistance des gommes Dunlop se dégradent très vite sur ce circuit, précise Richard. Il a fallu aussi redoubler de vigilance dans le trafic. J’ai réussi à me caler en 1’28, 1’29 et à conserver ce rythme tout au long du deuxième relais et reprendre de l’avance sur la N°28. Et même à me faire plaisir ! »

Un autre type d’émotions attendait Jacques Nicolet, dernier pilote à prendre le volant : « En fin de course, la température d’eau était assez élevée mais surtout 7 minutes avant l’arrivée, une des persiennes du capot avant a éclaté sous la pression d’un pain de gommes, et j’ai dû rentrer au stand. L’équipe a réussi à changer le capot et à remettre de l’eau dans le circuit de refroidissement en un temps record, mais notre minute d’avance sur notre rival s’était réduite à quelques secondes ! J’ai tout de même réussi à passer la ligne d’arrivée en 7ème position et premier des LMP2. Mais c’était tendu, jusqu’à la fin. »

« Les courses ne sont jamais gagnées d’avance, conclut François Sicard, team manager. La configuration de la grille laissait supposer une course sans grande difficulté, avec un châssis, des pneus et un moteur qui ont fait leurs preuves tout au long de la saison. Mais cette course n’a pas été une promenade de santé, ni pour l’équipe, ni pour les pilotes, malgré leurs très bons relais. Une succession de petits ennuis ont failli nous coûter la victoire et la casse de la persienne nous a obligés à rentrer au stand car règlementairement la voiture devait passer la ligne d’arrivée avec une carrosserie complète. IRS a de son côté adopté une stratégie audacieuse en conservant le même train de pneus pour toute l’épreuve, ce qui a écourté considérablement ses arrêts au stand et nous a mis une pression réelle. C’était « chaud » pour reprendre une expression chère à Matthieu ! Reste à faire aussi bien demain !»

Thierry Guillemot, Président de Mazda France Automobiles et partenaire actif du team, assistait à l’épreuve en compagnie de plusieurs dirigeants de Mazda Corporation, dont son Vice President Sales and Marketing, Monsieur Masa Moro, et n’a pas caché sa joie : « Quel bonheur que cette victoire au Pays du soleil levant qui est aussi le pays de Mazda Corporation et qui s’est déroulée sous le regard enthousiaste d’un certain nombre de ses dirigeants ! Ce résultat est le fruit d’une superbe stratégie et gestion de course de l’écurie OAK Racing et un bel encouragement pour l’épreuve de demain ! »
Cette première épreuve de l’Asian Le Mans Series a vu également la victoire en LMP1 de la Pescarolo N°17.
 

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